ALLERGIE en POLYNESIE
prévention de l'asthme, rhinite, allergies alimentaires, professionelles...

Qui sommes nous ?
Recommandations de la SPLF sur Asthme et Allergie
Une conférence d'expert a été organisé sous l'égide de la société de Pneumologie en Langue Française
afin
d’apporter des réponses à des questions posées sur l'asthme et l'allergie, et de proposer des recommandations.
Ce travail, très important permet de replacer avec précision l'importance de l'allergie dans l'asthme et le recours au bilan allergologique, trop souvent
sous-estimé.
http://www.splf.org/s/IMG/pdf/recoSPLF.pdf
Le niveau de recommandation retenu est celui proposé par la Haute Autorité de santé,avec 3 grades (A, B, C)
Grade A : recommandation fondée sur une preuve scientifique établie par des études de fort niveau de preuve (niveau de preuve 1). Essais comparatifs randomisés de forte puissance et sans biais majeur, méta-analyse d’essais randomisés, analyse de décision fondée sur des études bien menées ; exceptionnellement, un grade A a été attribué par
les experts à une recommandation reposant sur des preuves scientifiques moindres mais correspondant à un « message fort » délivré par la conférence d’experts.
Grade B : recommandation fondée sur une présomption scientifique fournie par des études de niveau intermédiaire de preuve (niveau de preuve 2) ; par exemple, essais comparatifs randomisés de faible puissance, méta-analyse de méthodologie critiquable, études comparatives non randomisées mais bien menées, étude de cohorte.
Grade C : fondé sur des études de moindre niveau de preuve ; par exemple, cas témoins (niveau de preuve 3), séries de cas (niveau de preuve 4).
Question 1 : Quel est le rôle de l’allergie dans l’expression clinique de l’asthme ?
Q1-1 : Quelles sont les relations entre exposition allergénique et symptômes d’asthme ?
R1- : Il est recommandé d’interroger tout asthmatique sur son environnement domestique, extérieur et professionnel, et de rechercher un lien entre une exposition à un allergène et la survenue de symptômes (NP1) (recommandation de grade B).
Q2 : Quand et comment faire une enquête allergologique ?
R2- Il est recommandé de faire une enquête allergologique chez tout asthmatique âgé de plus de 3 ans (recommandation de grade A).
R3 - Il est recommandé de faire une enquête allergologique chez
tous les enfants de moins de 3 ans qui présentent des symptômes respiratoires persistants et/ou récidivants et/ou sévères et/ou nécessitant un traitement continu et/ou associés à des symptômes
extra-respiratoires compatibles avec une origine allergique. Cela inclu une histoire compatible avec une allergie alimentaire (NP3) (recommandation de grade B).
Note de l'auteur : cette
recommandation a le mérite de rappeler qu'il n'y a pas d'âge pour effectuer le bilan allergologique !
Force est de consater que les bilans allergologiques chez le nourrissons sont demandés trop rarement.
Q2-2 : Quels sont les allergènes à tester ?
R4- Chez l’enfant, il est recommandé de tester les pneumallergènes domestiques
(acariens, chat, chien, pollens de graminées) et certains trophallergènes (lait de vache,oeuf, arachide, soja, morue, noisette). Une positivité des tests cutanés allergologiques à cet âge révèle le plus souvent un facteur de risque de persistance des symptômes respiratoires qu’une allergie vraie. De ce fait, elle nécessite rarement des évictions alimentaires mais entraîne une nécessité de suivi respiratoire et allergologique. D’autres pneumallergènes peuvent être testés en fonction de l’écologie locale et de l’histoire clinique. (Avis d’experts) (recommandation de grade C).
R5- Il est recommandé de tester les pneumallergènes domestiques : acariens, chat, chien,les pollens d’arbres,
de graminées, d’herbacées (ambroise, armoise, plantain), lesmoisissures le plus fréquemment impliquées (Aspergillus, Alternaria, Cladosporium). Les autres allergènes seront testés en fonction des données de l’interrogatoire et
des particularités locorégionales (NP3). (Recommandation de grade B).
Note de l'auteur : En Polynésie, comme la montré les travaux du
centre d'asthmologie du Dr PARAT, les acariens sont largement en tête de liste avec une sensibilisation de plus de 60 % chez les adolescents. Mais les autres allergènes respiratoires ( poils
d'animaux, blattes, moisissures et graminés) sont fréquents.
Q2-3 : Quelle est la place des prick-tests dans le diagnostic de l’allergie chez l’asthmatique ?
R6- Les prick-tests sont recommandés en première intention dans le bilan allergologique (NP3). (Recommandation de grade B).
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R11- Il est recommandé de confronter le résultat d’un prick-test à un allergène donné aux données de l’interrogatoire et de la clinique. (Recommandation de grade B).
Q2-4 : Quelle est la place des examens biologiques sériques dans le diagnostic de l’allergie chez l’asthmatique ?
R12- Si la réalisation de prick-tests n’est pas possible en première intention, il est recommandé de s’orienter vers un test multi-allergénique. En cas de positivité, l’enquête allergologique doit être poursuivie (NP3). (Recommandation de grade C).
R13- Le dosage des IgE sériques totales n’est pas recommandé en pratique chez l’asthmatique, sauf dans deux situations cliniques : avant mise en place d’un traitement par anti-IgE, et lorsqu’une aspergillose bronchopulmonaire allergique est suspectée (NP3) . (Recommandation de grade A).
R14- La répétition des dosages d’IgE totales n’est pas recommandée dans le suivi d’un asthme allergique, sauf lorsqu’un diagnostic d’aspergillose bronchopulmonaire allergique est posé (avis d’experts). (Recommandation de grade C).
R15- Il est recommandé de ne pas pratiquer le dosage des
IgE sériques spécifiques d’un pneumallergène en pratique courante en première intention. Il est recommandé de pratiquer ce dosage en cas de discordance entre les manifestations cliniques et les
résultats des prick-tests ou lorsque les prick-tests ne peuvent être réalisés ou interprétés.(Recommandation de grade B).
R16- Il est recommandé de ne pas rechercher une hyperéosinophilie sérique en première intention chez un asthmatique. (Recommandation de grade B).
Note de l'auteur : Dans tous les cas les prick-tests sont supérieurs en rentabilité (coût-résultats) sur la biologie.