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Le rédacteur.
Lundi 25 septembre 2006 1 25 /09 /2006 05:16

L'enquête allergique :
les tests cutanés

 
En complément de l'interrogatoire, les tests cutanés (prick-test) sont à la base de l'enquête allergique. Le plus souvent, ils confirment le diagnostic d'allergies aux pneumallergènes fait par l'interrogatoire. En cas d'allergie aux aliments, les tests cutanés sont souvent complétés par d'autres examens

 

 

 

Les tests cutanés en prick sont peu ou pas douloureux

 

Ils sont pratiqués avec des extraits purifiés d'allergènes (acariens, chat, différents pollens, cafards...) par les techniques du prick (on fait pénétrer un peu d'allergène à l'aide d'une lancette) et de l?intradermo-réaction (on injecte une petite dose de produit). La tendance actuelle est de favoriser les pricks, ils sont quasi-indolores et donnent d?aussi bons résultats que l'intradermo-réaction.

 
 

Comment fait-on ?

 

 

Avant de faire les tests cutanés il faut arrêter la prise d'antihistaminiques pendant 3 à 15 jours (en fonction des marques).

Lors de la prise de rendez-vous pour le prick-test il faut préciser le traitement suivi et le médecin précisera le temps d'arrêt. Au moment des tests des repères avec un stylo sont pratiqués sur les avant-bras, une goutte de chaque allergène est déposée, puis on pique à travers l?allergène avec la petite lancette.

Chez le petit nourrisson, les tests sont parfois effectués dans le dos. Il suffit d'attendre 10 à 20 minutes puis le résultat du test est lu.

Un test positif se manifeste par une papule, un petit bouton comme une piqûre d'ortie. Pour pouvoir interpréter le test cutané, deux prick-tests sont également réalisé. Le premier vérifie que la peau réagit bien (témoin positif), on utilise un produit auquel tout individu réagit. Le second s'assure que la peau ne présente pas une réaction au diluant des extraits allergéniques (témoin négatif). Les tests ne laissent pas de marque, la réaction disparaît en moins d'une heure, on peut prendre un bain le soir. Dans les heures qui suivent le test, il n'y a pas de risque de voir apparaître une réaction générale comme une crise d'asthme ou une poussée d'eczéma.

Les prick-tests se font à tout âge 
 

Il est possible de pratiquer les tests cutanés dès la naissance, à condition de prendre la précaution d'effectuer un témoin positif et un témoin négatif.

Les tests chez les nouveau-nés sont très utiles pour l'exploration des allergies alimentaire à début précoce. Il faut tenir compte de l'âge de l'enfant dans l'interprétation des tests cutanés. La peau réagit moins bien chez les jeunes enfants, cette réactivité augmente progressivement pour atteindre un pic entre 15 et 25 ans. En raison de la réactivité cutanée parfois faible, une enquête cutanée négative doit être répétée si les signes à caractère allergique persistent. On ne peut donc pas éliminer formellement une allergie chez un enfant, sur la foi de tests cutanés négatifs, ils peuvent se positiver avec le temps.

D'autre part la reproductibilité des tests cutanés n'est pas parfaite, tout particulièrement chez le jeune enfant ; c'est-à-dire qu'un même test cutané à un allergène pratiqué 10 fois chez un enfant allergique à cet allergène, ne sera positif qu'environ 8 fois. Cette reproductibilité imparfaite des tests impose de refaire une enquête allergique négative en cas de forte suspicion d'allergie.

Des tests à la mauvaise réputation

 

 

 

Par le passé les tests étaient effectués par intradermo-réaction. Elles étaient douloureuses et ont laissé de mauvais souvenirs aux parents qui les ont subies. Fort heureusement, le prick test, maintenant pratiqué, est peu ou pas douloureux ; il est moins gênant qu?une piqûre de moustique.

 

  L' Intra Dermo Réaction
 Ce test rappelle peut-être à certains, le test diagnostic de la Tuberculose.

 Les IDR sont toujours utilisés pour le diagnostic des maladies allergiques, le plus souvent en 2ème intention après les prick-tests, parfois d’emblée, notamment en cas d’allergie médicamenteuse et aux venins d’hyménoptères (dans ces cas, notamment si la réaction clinique a été sévère, il vaut parfois mieux commencer par un prick-test ; en cas de négativité on procède alors au test par voie intradermique).

 Dans la plupart des cs on utilise des dilutions validées par des études médicales, c'est pourquoi ils doivent être pratiqués par un allergologue expérimenté.
La lecture des tests se fait 15 à 20mn après leur réalisation. La réaction retardée n’est habituellement pas enregistrée, sauf pour les allergènes médicamenteux
cette lecture doit être standardisée et mesurée avec une règle millimétrée : on note l'érythème ( rougeur)et la papule.

LES PATCH-TESTS  ou test épicutanés

Les patch-tests peuvent également être utilisés dans le diagnostic étiologique de la dermatite atopique ; ils permettent d’explorer l’hypersensibilité retardée aux pneumallergènes et/ou aux trophallergènes.
Avant de procéder à la pose des patch-tests, il faut s’assurer de l’absence de
facteurs influant les tests cutanés et notamment de la prise de médicaments ou de l’existence de pathologies associées immunodépressives.

 Pour des raisons de surface et de meilleure réactivité, la zone habituellement utilisée est la région para-vertébrale (2/3 supérieurs du dos),

=> Les tests sont collés sur la peau et éventuellement renforcés par du ruban adhésif. Ils sont habituellement laissés en place pendant 48 heures puis décollés pour procéder à la lecture.

 

 

 

Un contrôle de la lecture est fait ensuite à la 48ème ou 72ème et à la 96ème heure, voire à 1 semaine pour certains (réactions retardées de certains allergènes qui traversent plus lentement l’épiderme).

En cas de réaction douteuse, ou pour affirmer ou infirmer une réaction faussement positive, les tests doivent être répétés chez le patient et éventuellement chez des témoins sains. Dans certains cas, le site testé peut être biopsié.

- Test négatif : la peau garde son aspect normal antérieur.
- Test positif : la réaction allergique se traduit par des réactions érythémateuses et infiltrées avec souvent des papules ou des vésicules voire rarement des bulles. Ces lésions sont généralement accompagnées de prurit et elles diffusent hors de la limite du contact. La cotation de la positivité, selon l’ICDRG (International Contact Dermatitis Research Group) doit être rigoureuse .
Là encore, il faut l'oeil habitué du spécialiste pour interpréter les tests au mieux.

 

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